"Je ne viens pas d'un monde de livres. Je viens d'un regard tourné vers le monde."
Je suis romancier, et je me vois comme un passeur : je vais chercher des histoires, des savoirs et des mondes que l'on croit réservés à quelques initiés, et je vous les ramène.
Mes thrillers parlent des coulisses du pouvoir, des guerres d'influence, des vérités que certains milieux préfèrent taire et des mémoires oubliées. Ils sont écrits d'abord pour celles et ceux qui lisent peu.
S’évader, comprendre, découvrir
Je vais commencer par un aveu : je ne viens pas d’un monde de livres.
Chez moi, il n’y avait pas de bibliothèque jusqu’au plafond, ni de grands auteurs dont on parlait au dîner. Mais il y avait un regard tourné vers le monde. Mes parents voulaient comprendre ce qui se passait ailleurs, chez les autres, au-delà de nos frontières. La culture qu’ils m’ont transmise, c’était la curiosité.
Enfant, j’étais timide, de ceux qu’on ne remarque pas. Mais sur le tapis de ma chambre, mes Playmobil me donnaient un royaume. Je leur inventais des guerres secrètes, des trahisons, des voyages au bout de la Terre. Sans bouger d’un mètre, j’étais ailleurs. Et ailleurs, j’existais enfin.
Puis Tintin est arrivé. Avec lui, j’ai découvert qu’un album pouvait vous emmener au Tibet ou sur la Lune et vous apprendre le monde sans que vous vous en rendiez compte.
À quatorze ans, j’ai écrit ma première histoire. Elle a été lue. Par ma famille, d’accord, mais elle a été lue. Quelqu’un avait pris de son temps pour entrer dans un monde sorti de ma tête. Je n’ai jamais oublié ce que ça m’a fait.
Il m’a fallu des années pour oser le roman. Le déclic est venu de Homeland et du Bureau des légendes. Elles m’ont montré qu’on pouvait raconter le renseignement, la géopolitique et les blessures de l’Histoire avec la tension d’un vrai thriller.
Aujourd’hui, j’écris sur ce qui me passionne : les coulisses du pouvoir, les guerres d’influence, les vérités que certains milieux préfèrent taire, les mémoires oubliées. J’ai eu la chance de pouvoir m’y plonger. Tout le monde n’a pas ce temps, et personne ne devrait en être privé.
Alors je me vois comme un passeur. Dans mes romans, les passeurs font franchir des frontières en secret, la nuit, au péril de leur vie. Moi, je fais passer autre chose : des histoires, des savoirs, des mondes que l’on croit réservés à quelques initiés. Je vais les chercher là où ils sont gardés, je les ramène de l’autre côté, et je te les confie. Tu n’as pas besoin de papiers ni d’être un expert. Il suffit d’avoir envie de connaître la suite.
J’écris d’abord pour toi qui lis peu. Pour toi qui as des journées à mille à l’heure, qui préfères les séries, ou à qui on a fait croire que les livres n’étaient pas faits pour toi. J’ai été ce gamin-là. Alors à chaque chapitre, je pense à toi. Je veille au rythme pour que tu ne décroches pas, et je fais en sorte que tout reste clair pour que tu ne sois jamais perdu.
Voici ma promesse. Quand tu refermeras l’un de mes livres, tu auras voyagé. Tu auras senti la moiteur d’un pénitencier sud-américain, la poussière d’une rue de Dakar, le froid mordant des îles australes. Tu en sauras plus qu’avant, sans que je t’aie fait la leçon, simplement parce que tu l’auras vécu avec mes personnages. La prochaine fois que ces pays ou ces luttes passeront aux informations, tu sauras ce qui se joue en coulisses.
Tu auras franchi une frontière. Et j’espère que tu n’auras plus envie de rester de ce côté-ci : que tu voudras ouvrir un autre livre, puis un autre encore. Pour moi, un bon livre n’est pas celui qu’on range sur une étagère. C’est celui qui donne envie d’ouvrir le suivant.
Bienvenue de l’autre côté. Je suis heureux que tu sois là.
Sébastien Mayoux
C'est l'expatriation qui m'a donné le recul qui me manquait. Prendre de la distance avec ses propres frontières, c'est apprendre à regarder le monde autrement. C'est à Montréal, pendant mes années au Canada, que j'ai posé les premiers mots de mon tout premier roman, Al Baas.
Avant de basculer dans le polar, j'avais aussi fait mes armes ailleurs. En 2017, j'ai créé Le Connard Enchaîné, un site satirique qui a été mon laboratoire d'écriture. Certains de mes articles parodiques ont été repris par de vrais médias, jusqu'au Figaro.
Le site a tiré sa révérence, mais j'en ai gardé l'essentiel : aller droit au but, et embarquer le lecteur dès la première ligne.
L'enquête continue en direct. Retrouvez-moi au quotidien sur :
Ce qui m'a conduit vers la page blanche, ce n'est pas la littérature classique. C'est l'imagination : le besoin de créer des histoires, de bâtir des univers et, avant toute chose, l'envie de vous faire voyager.
Ma plus grande inspiration ne se trouve d'ailleurs pas au rayon des romans traditionnels. Je suis un inconditionnel d'Hergé. L'univers de Tintin a bercé ma jeunesse et continue d'innerver, consciemment ou non, ma façon d'écrire aujourd'hui.
Ce que je puise dans l'œuvre du père de Tintin, c'est cette rigueur absolue de conception : chaque aventure est le fruit d'un véritable travail de documentation et d'une approche presque journalistique. Les lieux, les conflits géopolitiques... tout y est méticuleusement sourcé. Mais cette réalité crue est entièrement construite autour du suspense, de l'intrigue et de personnages récurrents auxquels on s'attache. C'est exactement cette alchimie que je m'efforce de recréer dans mes thrillers pour adultes.
Le monde tourne déjà assez mal pour ne pas avoir à inventer de fausses menaces. L'urgence climatique, la corruption institutionnalisée ou les dérives du cyber-espionnage sont les véritables monstres de mes intrigues. Je me contente de leur donner un visage.
Comme évoqué précédemment avec Tintin, mes romans sont des enquêtes 100% indépendantes. Pas besoin de les lire dans l'ordre ! Piochez n'importe quel livre au hasard, vous y croiserez des visages familiers qui mûrissent d'un récit à l'autre.
Des journées à mille à l'heure, une préférence pour les séries ? Je pense à vous à chaque chapitre. Je veille au rythme pour que vous ne décrochiez pas, et je fais en sorte que tout reste clair pour que vous ne soyez jamais perdu.
Au cœur de mes livres, pas d'agents secrets aux gadgets rutilants. Je m'intéresse aux hommes et aux femmes écrasés par la machine gouvernementale. Des professionnels faillibles, qui doivent souvent sacrifier leur propre morale sur l'autel de la fameuse "Raison d'État".
L'Histoire n'est jamais vraiment enterrée, elle attend juste qu'on la déterre. En fouillant les dossiers occultes du passé, je construis des ponts avec notre présent. Car derrière la façade officielle des nations, le sang séché finit toujours par réapparaître.
Lorsqu'on écrit du thriller, on espère avant tout divertir et tenir en haleine. Mais la plus belle des surprises vient parfois d'ailleurs. Aujourd'hui, mon exigence documentaire et mon approche linguistique ont traversé les frontières jusqu'aux salles de classe scandinaves.
Mon roman La fin de leur monde a été officiellement sélectionné et intégré au sein des manuels scolaires des lycéens suédois pour leur apprentissage de la langue française. Une reconnaissance académique qui prouve qu'un récit haletant peut aussi être un formidable vecteur culturel.
Rejoignez l'aventureÉcrire est un acte solitaire, mais mes histoires n'ont de sens que si elles sont partagées. Je me déplace régulièrement à la rencontre des lecteurs, des curieux et des étudiants pour prolonger l'enquête au-delà des pages.
Au-delà de la traditionnelle séance de dédicaces, je propose des rencontres immersives pour vos usagers, axées sur les coulisses de la création d'un thriller géopolitique.
Déjà étudié dans les manuels scolaires en Suède, mon travail se prête parfaitement aux interventions en lycées, CÉGEPs ou universités pour éveiller l'esprit critique des jeunes adultes.